... Te demandes-tu ? Bienvenue chez moi, ô lecteur perdu !
"Moi", c'est Tazounette. Si tu es du genre néophyte de la Tazmania, et légèrement ignare culturellement parlant, je
m'en vais t'expliquer deux, trois trucs...
Taz- : Personnage des Looney Tunes de Warner Bros
apparu en 1954.
Le diable de Tasmanie est caractérisé par sa fourrure brune, l'odeur forte qu'il dégage lorsqu'il est stressé (pfiou !),
son hurlement, ses tendances aux postillons douchatoires et son tempérament agressif envers ses congénères quand il mange (surtout des pâtes, il serait judicieux de lui laisser la plus grosse
part, sinon gare à tes fesses !). Ses borborygmes imbittables en font un personnage bavard. Pour rendre son élocution bittable à tes esgourdes délicates, les propos ont été traduits. Le
traducteur a hélas énervé le Taz en discutant une prononciation hésitante. Le Taz l'a achevé. Ce qui est balo puisqu'il n'en restait qu'un. Alors bon, je vais faire un effort pour speak
bittable...
-ounette: Suffixe de genre féminin, censé
adoucir le préfixe placé devant lui… Utilisant pourtant le langage putassier à peine son derche planté dans une berlingue, le Taz est un personnage contrasté.. Celle-ci aurait tendance ces
derniers temps à perdre ses réflexes tazesques. Des recherches sont en cours, afin d'assurer la légitimité du port d'un tel pseudo. On te tiendra informé en temps utile, si on y pense encore
!
Maintenant que les présentations sont faites, tu peux vaquer dans ces pages à loisir… La suite, c'est en-dessous
!!!
Un endroit qui serait propre à recueillir mes "brouillons". Ces pages que j'écris lorsque l'inspiration me vient et
lorsque ma plume court sur le clavier.
Ce sont de modestes essais. J'avais envie d'en faire quelque chose, de les garder quelque part et de les partager aussi,
avec vous.
Ce nouveau blog est une sorte d'entraînement, le but étant de mieux gérer cette plume pour le moins
récalcitrante.
C’est curieux ma désaffection subite pour mes pages.
Je ne sais plus quoi y écrire. En fait tout a commencé par un exercice avec ma psy. Tenter de mettre en lumière ma
relation avec l’Ecriture, à différencier de l’écriture… Un exercice avec des tabourets. Chaque tabouret représente un phénomène et je dois les placer par rapport à moi (devenue tabouret aussi)
pour matérialiser leurs influences sur moi. Je sais que pour quelqu’un d’extérieur à la chose ça peut paraître absurde voire même ridicule. C’est d’ailleurs l’impression première inévitable
lorsqu’ensuite, une fois les tabourets positionnés, elle vous demande d’incarner ces « choses » immatérielles (Ecriture, blog et Moi) et de parler avec leur voix… Une fois dépassé cette
impression de ridicule dans un regard qu’on porte sur ce qu’on est en train de faire, on ferme les yeux, on parle et on incarne. Avec une vérité frappante. Et on prend conscience des mécanismes
qui opèrent malgré soi.
C’est là que j’ai pris conscience que mon blog et l’Ecriture sont deux choses totalement différentes, tandis que je les
pensais interdépendantes. Je les croyais faisant partie d’un seul et même processus, me permettant d’exercer « en attendant ». En fait, ces deux choses n’ont rien à voir. Le blog est un
exutoire à l’absence de mon Autre, à l'absence aussi de cette Ecriture qui me résiste, en aucun cas il n’est un révélateur… C’est juste un moyen que j’ai trouvé de vivre la frustration de ne pas
accéder à l’autre (mon Autre ?) de façon « constante ».
J’ai des pulsions d’Ecriture environ deux ou trois fois l’an depuis l’âge de 14 ans. Pendant ces pulsions j’écris des
pages de qualité et puis ça repart comme c’est venu sans que je puisse les influencer. Pas de quoi fouetter un chat. Le reste du temps, je renonce, parce que je ne m’autorise pas à faire
« de l’à-peu-près ». Du coup, je bride tout, jusqu’à ce que la prochaine pulsion me fasse tout sortir dans le bon ordre et que le premier jet ne soit pas si éloigné du
dernier.
Et j’ai réalisé que mon blog n’était qu’un "pis-aller", je n'aime pourtant pas ce mot car il a une forte connotation
péjorative. Toujours est-il qu'il est un moyen d’exprimer mes frustrations de cette vie belge à laquelle je n’adhère pas, qui est un moyen pour la suite. Ce blog n’est qu’un moyen de prendre de
la distance par rapport à tout ce qui m’arrive pour tenter de vivre mieux cette pulsion d’écriture non maîtrisée, qui vient sans prévenir et repart si peu de temps après. Mon blog est
l’équivalent du journal intime, vulgaire cahier d’écolière que je remplissais de lignes tristes et désabusées, lorsqu’adolescente, ma famille ne me comprenait pas et me jugeait si inférieure à ce
que j’étais déjà. Des pages noircies me permettant juste de ne pas désespérer, de ne pas me noyer dans cette adolescence honnie…
Ce blog, je l’ai ouvert pour les mêmes raisons, pour ne pas me noyer dans le désespoir d’un mariage finissant, pour
tenter de prendre de la distance par rapport aux événements qui se jouaient et qui me détruisaient de l’intérieur. Mettre de l’autodérision pour ne pas mourir de chagrin et de désespoir. Il m’a
aidé durant mon installation à Bruxelles, à survivre à cette nouvelle vie que j’ai reprise en main, en repartant de rien, ou de moins que rien, puisque je n’étais alors qu’une moins que moi. Et
puis depuis un an, ma vie a changé. J’ai un nouveau souffle, une vie nouvelle qui me porte. De ces choses qu’on a longtemps tues, qu’on a tellement espérées et qu’on a cru impossibles… Et puis la
réalité nous rattrape et la beauté du vécu surpasse tellement tout, qu’on se trouve presqu’incapable de la mettre en mots sans l’amoindrir.
Mon Phin… Lui, que j’ai rencontré ici même, sur ces pages, parce que ses commentaires m’aidaient à réfléchir posément,
m’aidaient à trouver une issue là où j’étais persuadée qu’il n’y en avait aucune… Lui, que j’ai tant vu, là, sous ses mots…
Aujourd’hui, je vis si fort.
Je suis femme au-delà de tout ce que j'aurais pu imaginer... Je suis la mère que j’ai toujours voulu être, même si j’ai
encore des progrès à faire, je suis devenue douce et patiente, sévère quand il le faut, un rien intransigeante sur les règles établies. En voiture, ça y est… Je ne m’énerve plus. Je roule à
allure modérée, et moi la folle du klaxon avec les grands gestes énervés, c’est moi désormais que l’on klaxonne. Et je souris. Et je suis fière d’avoir enfin trouvé le calme dans ce véhicule qui
m’étouffait il y a encore un mois à peine… Et je me sens bien…
Quoi raconter désormais ? J’ai longtemps parlé et dit pour vivre. Désormais je VIS.
Je sais que l’Ecriture à laquelle j’aspire n’est pas dans une plume parlant du « Je », du « Moi » à
foison. Celle que je souhaite utiliserait le vécu pour en faire autre chose. Je crois que je vais accepter d’attendre que cela me vienne. J’attends d’ouvrir avec la psy cette dernière porte qui
me reste fermée. Cette porte qui me permettra d’atteindre enfin cette liberté que j’attends…
Encore une fois je parle de choix. Comme s'il me fallait "choisir", comme si je ne pouvais continuer à faire deux choses
en même temps. Comme si m'éparpiller me perdait... Cela aussi, je tente de le comprendre...
Ce n'est sûrement pas définitif...
Peut-être que je suis comme Stendhal. Cet écrivain qui marchait aussi à l’inspiration. Beaucoup de romans, restés en jets
inachevés et finalement beaucoup d’écriture sur lui-même parce que ça reste un bon moyen d’écrire quand l’inspiration a déserté. Je ne sais pas la suite. Je ne trouve plus dans la blogosphère des
blogs que j’ai envie de suivre assidûment, comme ce fût le cas à une certaine époque. Et pourtant je le fais. Je clique machinalement sur ma liste même si je reste souvent sur ma faim... Je suis
sûrement difficile, je cherche de la matière. En dehors des blogs qui me font rire ou sourire, je cherche des gens qui ont quelque chose à dire, à transmettre, voire des personnes qui se livrent
un petit peu dans ce qu'ils donnent à lire. Et cela, ça ne court pas la toile...
Je ne veux pas remplir mon blog pour ceux qui lisent. J’attends autre chose de mon clavier ou de ma plume… Je ne dis pas,
hein ! Les commentaires de ceux qui me lisent me manqueront mais peut-être qu’il s’agit d’une page à tourner, à un moment donné… Je n’en sais rien, je ne sais même pas si j’en suis vraiment
là.
J’ai besoin de respirer… De quitter mon nombril. De vivre sans cette nécessité de distancer les choses, de chercher dans
ce que je vis l'anecdote à raconter. J'ai besoin de me laisser flotter sur la vague de ma vie qui là, commence juste à me parler ce que j'ai toujours attendu... Faire la planche, vivre, profiter
et ne plus chercher à tourner les choses au risible ou au tragique, plus envie de m'apitoyer sur la distance qui me sépare de mon Amoureux, parce qu'il est partout, tout près et qu'on est déjà en
train d'écrire ce qui suivra. Rien ne nous empêche, on fait tout "avec". Et j'aime cette façon dont on vit le "nous", malgré tout...
J'ai envie de profiter de mes fillles, déjà cela fait un moment que je n'arrive plus à en parler, à mettre en mots ces
instants d'infinis qu'elles me font vivre, chaque jour. Lorsque la grande garde un bonbon ou une moitié de pain au chocolat en pensant à sa petite soeur, qui elle, n'étant pas malade est à
l'école. Ma toute petite indépendante qui pousse si vite. Lorsque la petite cherche la main de sa grande soeur ou qu'elle dit "Maman est amoureuse de Phin, moi je suis amoureuse de ma soeur"...
Et ces instants-là, j'en ai à la pelle... Lorsque les deux petites partagent le même cahier de coloriage pour satisfaire leur envie de dessiner, qu'elles sont calmes, douces, obéissantes,
silencieuses. Ou lorsqu'elles se mettent à rire, la petite envoyant la tête en arrière tellement ça la prend par surprise...
J'ai envie de toute ma vie; là, maintenant, tout de suite mais j'apprends la nouveauté de ne plus avoir envie de la
mettre en mots, ni de la montrer. Juste en jouir, intimement !
Je continuerai sur « Obsédés textuels », ces pages qui me permettent de partager ce jardin d’Epicure auquel
j’aspire tant…
Et oui, il m’a fallu 3 jours pour m’en remettre. Et encore ! Je ne suis pas encore totalement certaine de sûr que je
suis bien sortie de mon état de choc !
Tout a commencé mardi soir. J’avais une réunion à l’école avec les autres parents. Les instits aimant
bien présenter aux parents, en début d’année, leurs méthodes de travail. Chose que je trouve très intéressante. Mêler les parents ainsi à la vie de la classe dont nous sommes totalement exclues,
c’est plutôt une chouette idée.
Ma super baby-sitter est donc restée plus longtemps que prévu pour surveiller mes merveilles le temps
de faire l’aller-retour à l’école.
Laissant ma grande (et ma petite) à la garderie le matin, je me trouve devant une porte de classe
fermée, sans donc la possibilité de jeter un œil sur les travaux effectués, l’organisation de la classe et le reste… Je m’en trouve très frustrée.
C’est la raison pour laquelle, mardi dernier, je suis arrivée un peu en avance. Histoire de satisfaire
enfin cette grande curiosité qui est la mienne.
J'entre dans la vaste pièce, observe le rangement des tables, des bancs du coin lecture, du bac à
poissons qui trône au centre de la pièce, les petits ayant sûrement la responsabilité de les nourrir et puis, attirée comme par un aimant sur les fils qui traversent la salle au-dessus de ma
tête, destiné à recevoir les œuvres picturales de nos bambins. J’ai donc zyeuté à qui mieux, mieux, pour trouver les œuvres ô combien prometteuse de ma merveille.
Et là, j’ai commencé à lire les autres prénoms, des autres loupiots censés représenter la
classe.
D’abord, j’ai cru que c’était une blague de la maîtresse. Je commençais à me dire que je l’aimais bien.
Ou alors j’ai cru que j’avais mal vu. Confondu la lettre.
Et puis, non ! y’en avait d’autres !
Et là je me suis dit, c’est pas vrai. Ils ont osé ????
Il doit y avoir des gens qui parient sur des prénoms, genre « je suis sûre que c’est une fille »,
« ok lui répond son pote, alors si c’est un garçon, tu lui donnes un prénom de personnage de cartoon », alors, l’espèce de cruche, qui avait sûrement exagéré un max sur les Mojitos ne
s’est pas entendue dire « Ouais, allez chiche ! De toute façon j’aurais une fille », avant de se mettre à rire gras, non sans vomir sur les chaussures de son pote parce qu’elle a
ri un peu trop fort, quoi ! Et la voilà prise au piège lorsque l’enfant paraît avec une paire de couilles et un joli tuyau qui veut dire tout, sauf une fille et lorsqu’on lui
demande :
« Et comment allez-vous l’appeler, ce joli bonhomme ? »
« Taz, je l’appelle Taz, j’ai pas trop le choix en fait, j’étais bourrée, d’ailleurs j’ai jamais
autant vomi de toute ma vie, mais j’ai parié, alors c’est trop tard ! »…
Ça me rappelle cette pub où la femme n’a pas son mot à dire parce que c’est le corps médical le
jour de son accouchement qui décide du prénom ! J’avais trouvé ça fort ! Une pub pour une banque. Je ne l’ai pas retrouvée, évidemment !
Il y a des gens qu’il faudrait enfermer.
Pauvre petit ! Taz… Il a 4 ans. Et il est déjà mal parti !!!!
Faudrait quand même que je demande à ma fille, si c'est pas un grand calme ! Ce serait le comble !
Lundi, en fin d’après-midi, en allant récupérer les filles à l’école, j’ai eu l’idée de génie (ironie quand tu nous
tiens), en souhaitant prévenir plutôt que guérir, d’indiquer à une des jeunes filles qui gère la garderie de l’école que la nounou de mes filles allait changer. Juste pour les prévenir du
changement de tête et qu’ils ne soient pas surpris si une nouvelle se pointe.
Je n’avais pas prévenu M*, je
souhaitais récupérer le trousseau de clés qu’elle gardait encore, et pensant agir au mieux, je préférais lui signifier moi-même, en face à face que j’avais réfléchi et préférai mettre fin au
deal. Je m’étais donc retenue pour ne pas l’appeler et lui annoncer vertement au téléphone le revirement soudain de situation de peur de ne pas retrouver mon dernier jeu de
clés.
Mardi étant son jour, je pensais que
j’arriverais bien à supporter sa présence quelques heures de plus…
J’avais tout bien préparé pour que
tout se fasse au mieux, selon les règles de l’art et ne froisser personne.
C’était évidemment sans compter sur
la langue un peu trop bien pendue de la nana de la garderie.
Qui n’a rien trouvé de mieux à faire
que de demander à M*, lorsqu’elle est venue chercher mes filles à l’école, si c’était bien son dernier jour… Quelle ne fut pas sa surprise de l’apprendre de cette
façon-là ???
La boulette. Put*, y'a pas à dire, je
n'suis pas aidée !!! Quelle quiche mais de quoi elle se mêle ???
La colère au ventre, elle a pris son
téléphone et m’a appelée dans l’instant. Je vous passe la conversation qui n’apporterait rien de neuf au propos. Sinon, le fait qu’elle m’ait trouvé malhonnête de ne pas lui avoir dit durant le
week-end parce que A CAUSE DE MOI elle a refusé 3 familles. Ceci dit vendredi dernier je lui avais bien dit « OK pour mardi, pour les autres jours ON
VERRA ! ».
Mais bon, je veux bien porter le
chapeau, je m’en fous ! Je veux juste qu'elle se casse !
Bref, le coup de fil s’éternisait sur
sa pauvre condition de femme abusée, je suis une persécutée, le monde s'acharne contre moi, c'est de la faute de tout le monde sauf de la mienne, et blablabla ! Derrière hurlait ma
grande. Elle ne comprenait pas pourquoi M* était en colère, pourquoi elle m’appelait alors que elle, mon bouchon, ne pouvait même pas me parler ! Elle me l’a passé. Je l’ai rassurée comme
j’ai pu en lui disant que je travaillais encore mais que je ne m’éterniserais pas au boulot… Elle hurlait encore lorsque j’ai mis fin à l’appel.
Après tout, on parlera tout à l’heure…
Je suis rentrée un peu plus tôt que
prévue. M* avait déjà enfilé son manteau. Elle m’a encore sermonnée. Je n’ai absolument pas réagi, je lui ai simplement demandé mes clés, je lui ai donné l’argent et elle est partie comme
ça.
Affaire
classée.
Reste à dire deux mots aux gestionnaires de la garderie de l’école, si leur ingérence dans les familles est comprise dans les 12
euros qu’on paye par mois ???!!!???
Edit (13h54) : Finalement, les personnes de la garderie, dès qu'elles m'ont aperçues ce midi sont venues s'excuser tout de suite pour la
boulette... Comme faute avouée est à demi pardonnée, j'ai rien pu dire d'autres à part que c'était malin, quoi !!! ;o)))
Non, vraiment ! La nuit, on peut
dormir, aucun bruit ne vient nous réveiller, si bien qu’on se croirait à la campagne et non dans un appartement en ville…
Tout aurait pu être tellement
parfait. Mais le seul hic, ce sont les voisins d’en-dessous.
A croire que nos canalisations sont
reliées aux leurs, ou que les précédents locataires avaient mis des micros chez eux avec hauts parleurs chez nous…C’est insensé !
Tout irait bien, s’ils n’avaient des
enfants !Des enfants qui ont l’air normaux, presque sages même !
Surtout ne vous y fiez pas !!!! Ce ne
sont pas des enfants sages comme les miennes, non, des capricieux, des vraies têtes à mandales !
Ils ont donc une gamine qui doit
avoir 5 ans. Une vraie chieuse. Bon, chieuse, je dis ça dans mes limites de patience. Pour d’autres, elle serait même jugée sage, peut-être, alors bon tout est relatif !! Disons que je serai
sa mère, je lui apprendrais illico à filer droit ! Mais bon, on n’est pas tous égaux, il paraît…
Ils ont aussi un marmot, oups, un
fils qui doit avoir une dizaine d’années ! Lui, il est plutôt cool. Mais comme sa sœur lui casse tout le temps les burnes, il devient aussi casse-bonbons qu’elle
!
Souvent donc, si vous vous souvenez, l’an passé, c’était
au moment de la sieste de mes puces, qu’ils décidaient de faire leur carnaval ! Et vas-y que je braille, que je crie non, que je hurle, que les parents se mettent à gueuler sans aucune
conviction ! On voit bien que de toute façon, ils n’osent pas imposer l’autorité, on ne sait jamais, ils pourraient traumatiser leurs gamins ! Du coup, en attendant, c’est les
chiards qui traumatisent les parents, mais ils ont l’air de préférer ce sens-là… Chacun son truc ! Mais bref, c’était limite si j’allais pas me déplacer pour les calmer et qu’ils n’empêchent
pas MES anges de dormir.
Cette année,
rebelote ! Mais cette chieuse a décidé que faire chier tout le monde l'après-midi c'était pas très rigolo, alors elle ne se fait plus entendre à l’heure de la sieste. Il faut dire
aussi qu’à l’heure de la sieste, le week-end, cette année, je suis en pleine séances d’acrobaties alors bon, mes oreilles sont sur OFF, disons qu'elles ont autre chose à écouter…
Bref. Passons. (Soupir).
Cette morveuse a décidé que 5h du
mat' était une heure raisonnable pour se réveiller et faire chier son monde ! Cela ne me dérangerait pas, si son monde s’en tenait à ses parents et son frère ! Que nenni ! Des
hauts parleurs, je vous dis !!!
La chambre de cette effrontée se
trouve juste en-dessous des nôtres, ça donnait à peu près ça :
« Papa ! », qu’elle se met
à gueuler ! « Papa ! ». Le père évidemment, parce qu'il a autre chose à branler que d’accourir près de sa fille à cette heure-ci préfère la laisser gueuler
!
Déjà, je commençais à bouillir. Normal, en même temps elle l’a déjà répété 2 fois, à la troisième, c’est mort, c’est Taz qui prend ma place… Le père qui gueule « C’est pas l’heure ». La
petite « Papa, je veux plus dormir ». Et là, on l’entend qui court par terre (oui, en plus à cet âge-là les mômes sont légers comme des plumes et ils pèsent autant que des éléphants,
allez comprendre !).
Ensuite, ce fut un festival de cris, de pleurs, de chouignements, de « papa ! ».
A 5h30, c’est le fils qui a pris la
relève « Papa, papa, elle m’a réveillé ».
Et à 5h45, ils se sont tous tus. Même
la morveuse qui a passé 45mn à gueuler son père ! Trop crevée par son festival elle s'est rendormie, la chipie !
Mon réveil a sonné à
6h !
Il faut savoir que c’est ça environ 2
ou 3 fois par semaine ! Le père n’a pas compris que le fait de se lever une fois, c’est comme le premier pipi du matin, c’est pavlovien ! Si tu te lèves une fois, c’est
mort !!!!
Et une bonne fessée, là, juste au
débottée, quand la chieuse elle pleure juste pour te faire chier ? Ça te dirait pas ????
Non, parce que là, put* j’ai failli
descendre et me la farcir, la môme ! Et puis c'est pas comme si je pouvais faire la grâce matinée !!!!!!!
Et si je lui offrais une
poupée ???
Edit, 20h55:
Suite au commentaire de Chandelin, je cite "Use condoms", je vous mets donc cette pub que j'adore... Merci Chandi, pour cet instant de rigolade que j'avais oublié !!!
J’essaie depuis quelques jours de regarder les choses sous un autre angle. Comme vous savez, j’ai un gros problème avec
la tôle disons lisse… Dès que ma voiture est flambant neuve je m’arrange pour faire des trous, des bosses, des rayures et j’en passe ! C’est comme ça, j’en suis presque blasée.
Et puis, maintenant, le carrossier c’est presque un pote ! Dès que j’arrive, les clés et les papiers du
véhicule de remplacement sont prêts. Limite s’il n’y a pas aposée dessus une jolie étiquette avec mon nom… Je pense qu’à cette allure, ça ne saurait tarder ! Parce que si on regarde bien, vu
la fréquence avec laquelle je lui emprunte une des siennes, je l’abîme ‘achement moins que la mienne.
P’têt qu’au fond c’est à cause de ma voiture que je la défonce tout le temps, sa tronche ne doit pas me
revenir !!!… P’têt parce que c’est le papa des filles qui l’avait choisie. Alors je lui fait payer !!!!!
J’ai demandé gentiment au garagiste s’il ne faisait pas de système d’abonnement pour les « bons
clients ». Genre payer tant à l’année, et puis zou, on en parle plus ! Il m’a dit que non, en souriant… Il se trouve que j’ai eu l’air fine quand il m’a demandé de lui filer la lettre
de l’expert que j’avais reçue. Comme je la trouvais pas dans mon sac, j’ai sorti la pile de papelards. Toutes les lettres d’assurance mentionnant mes exploits ! Y’en avais un joli tas, et
j’ai pris la honte parce qu’il a eu le temps de bien voir les intitulés le temps que je trouve ladite, en-dessous de toutes les autres !
Je suis fière de moi parce que j’ai même pas rougi, genre, j’assume pleinement, quoi !
Parfois, j’aimerais savoir ce que pensent les gens, juste dans des moments comme ceux-là !!! Ça doit valoir le détour !! Enfin, je lui permets de faire tourner sa boutique, je fais
partie des bonnes clientes régulières !!!!
Le bon côté des choses, pour moi, c’est que ça me permet d’essayer d’autres caisses du même genre que la mienne et
de comparer !
Depuis ce matin, je me la pète grave, parce qu’il m’a filé le nouveau modèle de Mazda 2, celle qu’on voit en pub,
vert gazon, métallisée. Franchement, elle me plaît bien celle-là !
Elle est jolie, hein, tu ne trouves pas ?
P’têt qu’il me l’échangerait ???
Ouais, bon, il me suffit de me lancer le défi de garder ma voiture aussi neuve que possible, le plus longtemps
possible ?
En période de stress, les secrétaires sont des larbins ne servant qu’à se balader d’un bureau à l’autre et accessoirement
à balader les dossiers « urgent » d’un bâtiment à l’autre. Ces jours-là, j’aimerais changer de taff. Mais pour faire quoi ? Alors je ferme mon clapet de larbin, et je fais ce qu'on
me demande. Nous ne sommes plus des personnes, nous sommes les vulgaires porteurs des dossiers. « Où sont les dossiers ? Ils sont signés ? Ils sont au Cabinet ? Ils en sont
où ? ». Et nous, on trime pour savoir où ils en sont et pour qu’au plus vite ils parviennent au Cabinet, prochaine étape qui permet aux juristes de respirer, un peu, jusqu’à
l’expiration du délai.
La route de retour a été pourrie. Visiblement rentrer une heure plus tard n’arrange pas mes affaires question stress.
J’ai donc eu ma dose. Mais ouf, ma voiture est saine et sauve et là, je pense qu’elle respire…
Et puis ce soir, je suis rentrée, j'avais hâte de retrouver mes puces. J’ai eu une petite fête avec mes filles, c’était
chouette.
Et puis ma grande a dû se souvenir, au moment de dire au-revoir à la nounou, que je les abandonnais un peu, quand même,
trois soirs par semaine. Alors, sans le vouloir ou en le voulant un peu, elle s’est vengée. Avec toute l’innocence d’un enfant de 4 ans, et toute la douleur que tant d’innocence peut
faire…
Je l’ai vu monter sur les genoux de M*. La serrer dans ses bras en sautant sur ses genoux, entre chaque bond elle lui
donnait un bisou, sur la joue ou sur la bouche comme elles font avec moi, et entre chaque bond, elle lui disait gentiment « Maman ». Elle l’a répété bien 5 ou 6 fois. Curieusement, je
l’ai laissé répété autant de fois, alors que d’habitude, à 3 répétitions de la même chose, je me fâche. Sûrement que je ne voulais pas comprendre.
Et puis d’un seul coup j’ai écouté. Mon cœur s’est renversé illico, le sang m’ait monté aux tempes et s’est mis à cogner
dans ma nuque… Et puis la rage aussi contenue que peut le faire un Taz a dit « Stop. M* tu n’as pas à accepter que Ma fille t’appelle comme ça, tu es M*, la nounou et leur mère, c’est
moi, tu entends ? Les bisous sur la bouche, c’est pareil, tu ne dois pas accepter ça. Tu dois respecter une certaine distance avec elles, sinon tu ne parviendras jamais à les gronder si des
fois y’en avait besoin. Je te demande, cela, M*, respecter une certaine distance, parce que leur mère, c’est moi ! ».
Et puis je me suis fermée direct. Comme le coquillage que je sais être parfois. Impénétrable et ruminant. J’ai dit un
vague « à Mardi » et elle est partie.
J’ai eu mal. Très mal. Et je sais que je n’accepterai pas que ça se reproduise.
Ca fait si mal, parfois, d’être maman.
Et de ne pas pouvoir, une seule fois, avoir ce beau rôle-là, d’être simplement celle qui doit se faire aimer d’elles sans
les implications d’une autorité qui est parfois si pesante.
Je l’ai détestée M*, tout à l’heure ! Et je la vois encore me regarder avec des yeux remplis
d’incompréhension !!!
Et j’en veux à ma grande, aussi, un peu…
Parce que, ce soir, j'ai l'impression de ne plus trop savoir ce que veut dire le mot "maman"...
Edit (02/10):Ce matin, j'ai demandé à mes filles si elle leur avait demandé de l'appeler
"maman". Elles m'ont répondu en coeur que "non". Et ma petite, les yeux encore ensommeillés, les cheveux tout fous de la nuit, m'a dit "Non, maman, c'est que toi maman. Et M* c'est que M*. Tu
vois ?" Au moins dans leur tête, ça a l'air plutôt clair...
Comme vous le savez, j’habite tout près d’une salle de concert.
C’est pratique, quand vous allez
souvent au concert, parce que vous êtes tout près. Mais sinon, c’est relativement galère. Les jours de concert, vous savez qu’en rentrant du boulot, vous ne pourrez pas vous garer devant chez
vous parce que tous les autres clampins vous les auront piquées. Et ça, franchement ça faiche… Parce que lesdits clampins s’ils pouvaient tous se garer dans la salle de concert, ça leur irait
mieux ! Histoire d’être tout près ! Mais comme ils peuvent pas, ils vont devant chez les gens, pardi, histoire que les gens qui vivent là, se démerdent autrement pour rentrer chez eux
après le taff !
Nan, mais après on peut dire que je
suis un peu soupe au lait, mais put*** ces jours-là, je ferai comme dans le film Chute libre; quelques bastos, et hop, on tire dans le tas !!! Nan, ça fait extrême et moi je suis
pas du tout comme ça quand je suis énervée, alors là !!!...???
Comme j’ai investi dans une nounou
pour récupérer mes filles à l’école, pendant ce temps, j’engrange les heures de taff ! Ce qui est plutôt chouette, si ce n’est que c’est une nounou en manque de gosse vu que le sien vit avec
le papa et comme elle a pas de mec, ben elle veut des câlins, quoi ! Du coup elle garde mes filles aux bras pendant des heures et les bisouilles à tout va ! Bon, notez qu’en tant que
maman solo débordée de partout, moi j’ai pas tant de temps que ça pour des câlins et alors j’ai habitué mes filles à être un peu indépendantes, donc ça a tendance à réveiller mon Taz
quand elle me répète le soir, « Oh, comme elles sont câlines vos filles », ce à quoi je n’ai pas encore répondu « Non, c’est toi qui est câline et ça me pose problème quand tu ne
fais pas d’effort pour te retenir un petit peu ». Mais ça ne saurait tarder, hein, vous me connaissez !
Mais bref, donc, mardi dernier, je
n’ai pas compris pourquoi, lorsque je me suis pointée dans mon quartier vers 18h45, il y avait des voitures partout, jusque dans les arbres, ou presque. Pourquoi j’ai dû me garer dans un virage
en désespoir de cause après avoir tourné 27 fois autour du rond-point (que je maîtrisais en dérapage contrôlé sur la fin ;o)… Et qu’entre le rond-point et le terre plein à l’autre bout, y’a
un c*** qui s’est barré de telle façon que ce soit la voiture de devant qui puisse se garer !! Put*, je l’aurais bouffée l’autre c*** qui était toute fière de pouvoir rentrer chez
elle !
Bref, j’ai fini par me garer comme un
chapacan ! Pas le choix aussi ! C’est lorsque j’ai vu une voiture garée juste devant le terre-plein central, en arrivant, que j’ai senti que ce soir-là, ça puait ! ça sentait grave
le concert, encore une fois…
Le lendemain, j’ai un peu surfé sur
le net (à croire que les missions ne m’occupent pas assez !!!) et sur quoi je tombe : sur Johnny. C’était lui, le gros fautif qui générait la prise de toutes les places de parking
jusqu’à 8kil à la ronde. L’empaffé ! Et puis pas pour rien : 5 soirs de concerts, rien que ça !! Parce que Johnny il fait les choses en grand, ou très grand, ce doit être rapport à
l’égo, sauf pour le cancer, lui il a de la chance, il les fait tout petits, juste pour qu’on parle de lui et qu’on le plaigne « ouh, le pauvre, il a fait un petit cancer du côlon, allez zou,
il pourrait trépasser bientôt, on va lui prendre quelques places de concert à Forest National, en plus y’a Tazounette qui habite là-bas, on pourra la faire chier en lui chipant les places de
parking. Trop de la balle, la soirée d’enfer !!!! ». Bref.
Et l’article disait que le pauvre
Johnny, mardi 29 septembre il avait eu une extinction de voix et qu’il avait pas pu faire son concert. Il s’est donc excusé. Génial. J’imagine d’ici la rage des gens installés dans la salle de
concert attendant leur idole qui leur fait le coup de pas se pointer. La classe ! Et puis d’aller dire, « Vous fâchez pas, hein, vous gardez vos billets et on remet ça le 03/02 ».
Ben voyons !
Mais pour être honnête, je m’en fous
moi des fans de Johnny. Voire même que j’étais au bord de la crise de fou rire en lisant ça. Que tous les c** qui se sont incrustés dans le quartier, nous obligeant à faire 3 kil pour
rentrer chez nous, à cause de quelques c*** venus chanter du Johnny en gueulant pendant 2h et repartir aussi sec, se soient finalement barrés plus tôt, la queue entre les jambes, sans avoir
beuglé ses chansons. Je sais pas, je trouve ça fendard. Je me dis que quelque part y’a une justice.
Bon, c’est pas le cas de mercredi,
vendredi et samedi ! Où le quartier vit une véritable invasion d’intrus.
Ce que j’ai fait, c’est que j’ai
colorié mon calendrier jusqu’au mois de janvier avec les soirs de concert prévus.
Histoire de savoir quand je peux
utiliser ma caisse et quand je dois impérativement prendre le bus pour traverser la ville pour rentrer chez moi un peu plus cool !
Allez un petit extrait de
Chute libre cité plus haut…
:
Trentenaire célibattante en pleine renaissance... Secrétaire à temps plein, maman et amoureuse le reste du temps ;o) rêvant d'écriture, d'horizons nouveaux, maniant coups de gueule, coups de mous ou crises de rire, à la sauce "autodérision" !
Dites-moi tout !!!