Lundi 12 avril 2010
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12:20
Hier matin je me suis réveillée, je
me blottissais contre toi.
Hier matin le soleil était radieux au
dehors. Déjà voilé en-dedans.
Hier matin on s’est encore promenés
la main dans la main. Et le cœur lourd. Si lourd que même mes larmes sont restées en dedans.
Hier matin je te regardais, hier
matin je te touchais, hier matin je t’embrassais, hier matin c’était « je t’aime »…
Hier on a mangé un Big mac, les
filles un cheese. Durant tout ce temps on essayait d’oublier.
D’oublier les 700 bornes que
j’égrènerai quelques minutes plus tard, dans ce sens honni.
Hier, à midi, les filles arnachées et
moi aussi, je posais un dernier regard sur toi avant de disparaître sous le porche…
Hier, la route a été longue, si
longue, alors qu’elle avait été si légère 15 jours auparavant !
Hier j’ai détesté laisser mes filles
à leur papa, sous une pluie battante avant de retrouver cette ville de Belgique où il n’y avait rien. Rien que moi, ma tristesse, ma fatigue, mes yeux secs et mon cœur
humide…
Hier, à 21h05 je suis rentrée chez
moi. Dans cet appart vide.
Hier soir à peine arrivée je n’avais
qu’une seule envie.
Refaire la route en sens
inverse.
Jusqu’à
TOI.
TOI que je ne veux plus quitter. Même
pour 5 jours ou 10, ou 15...
Hier j’ai retrouvé un dimanche amer
et triste.
Le temps est si doux, chaud avec toi.
Comme une caresse constante sur ma joue, sur mon cœur.
J’ai dans mon oreille ce bruit de clé
dans la serrure, lorsque, le soir, à la fin de ta journée, après la dure ascension vers notre nid, tu rentrais enfin. Mon œil si radieux de te regarder enfin, ma bouche si impatiente de
t’embrasser. Le repas prêt et le plaisir immense de nos visionnages de Dexter, blottis l’un contre l’autre, la plaquette de chocolat côtoyant la boîte de Haribo près du coussin permettant le
repos de tes jambes…
Aujourd’hui n’est plus rien. Demain
non plus et toute la semaine de même. Elle n’existe que pour permettre le vendredi et nos retrouvailles !
Qu’importent les jours, les mois…
Seuls comptent les week-ends et les vacances !
Je voudrais rayer les dimanches,
rayer les fins de vacances, faire disparaître nos au-revoirs, nos cœurs lourds du manque de perspective de semaines tristes à avaler coûte que coûte en ne gardant à l’esprit que le but… Le
bonheur enfin possible. L’année prochaine.
Je voudrais te rejoindre chaque soir
dans ce lit immense, à la taille de notre amour. Faire de nos séparations une simple parenthèse entre deux moments d’infini.
C’est l’infini, dans tes
bras.
Pour nous trois. Je fonds d’entendre
les « je t’aime » de mes louloutes qu’elles distribuent au fil de leurs émotions, ou dans l’urgence d’un moment incongru, de peur qu’il passe, de peur de le garder pour
elles…
Et l’infini me manque aujourd’hui,
comme hier et comme demain…
Mon amour de
Phin.
Nota :
S’il vous plaît, ne me dîtes pas que ça va arriver vite, qu’un an c’est rien du tout, que ce qui compte c’est de l’avoir trouvé, que vendredi arrivera vite aussi… Ne me dites rien de tout ça. Mes
parents me l’ont dit hier, et honnêtement, je leur aurais bien mis une baffe ! Ne dites rien plutôt que ces phrases qui n’allègent en rien le poids des jours sans
l’Autre…
La parole est à vous...