Mais où suis-je ?...


 

... Te demandes-tu ? Bienvenue chez Tazounette (alias moâ). 
 

Taz- : Personnage de Warner Bros apparu en 1954. Le diable de Tasmanie se caractérise par :
1- il a un sale caractère
2- il est soupe-au-lait, un rien le fout en rogne (parce que cf.1)
3- il est bavard et peu avare en postillons douchatoires (surtout lorsqu'il est énervé, cf.1 et 2)
4- il a de gros soucis de prononciation (surtout lorsqu'il est énervé, cf.1 et 2 et 3)
5- il est doté d'un fervent appétit (gare à tes fesses s'il ne mange pas à l'heure, cf.1 et 2 et 3)
 

-ounette : Suffixe de genre féminin, censé adoucir le préfixe placé devant lui (ce qui est difficile vu la liste énumérée ci-dessus)… Utilisant fièrement un langage putassier à peine son derche planté dans une berlingue, le Taz est un personnage contrasté.. Celle-ci aurait tendance à perdre ses réflexes, des recherches sont en cours, afin de déterminer la légitimité du port d'un tel pseudo. 
 

Maintenant que les présentations sont faites, tu peux vaquer dans ces pages à loisir… La suite, c'est en-dessous !!!


 


 

Jeudi 22 avril 2010 4 22 /04 /Avr /2010 15:09

remember-me-rob-et-sa-petite-soeur

 

Un vrai bon film. Ca faisait des lustres.


Du même accabit c’était « L’étrange histoire de Benjamin Button ».


J’ai bien vu « Shutter Island » mais bon Scorsese il a tout bien vu jusqu’au quart du film et après il a fait de la daube. Il aurait pu être bien son film, mais il est parti dans ce qu’on attendait. Et c’est con. Il a voulu nous surprendre, il a même fait super long pour ça. Mais finalement il ne nous surprend pas, et du coup, qu’est-ce que c’est long !!! ;o)

 

La semaine dernière, donc, je n’avais pas les filles. Quoi de mieux dans ces cas-là que de faire des choses inhabituelles ? J’ai donc proposé à deux de mes collègues du boulot une petite soirée cinéma. La sélection : un film qui me trottait et que la critique d’une de mes blogueuses préférée a fini de me convaincre.

 

Le film démarre très fort. Ce qui au vu du titre et de l’affiche nous surprend quelque peu. Tout de suite on se retrouve dans le vif du sujet. Le cœur de ces deux jeunes gens d’à peine une vingtaine d’années et déjà bien bousculés par cette chienne de vie. Direct on voit de quoi sont constitués ce que j’appelle le « sac à dos ». Bourrés de ces souffrances qui inévitablement nous détruisent un moment pour mieux nous construire ensuite et font cette lucidité indispensable au long chemin à parcourir. 

 

Lui s’approche d’elle sur la raison d’un plan foireux. Pour se venger. Il ne pensait pas tomber éperdument amoureux d’elle. Et vice-versa.  Et on les suit dans cet amour qui au fil de ses palpitants débuts caresse ou frappe directement sur ces cicatrices qui ne sont pas d’eux.

 

 

rob-remember-me

 

Je ne connaissais pas Robert Patinson. JE n’ai pas vu la trilogie Twilight qui l’a propulsé dans la lumière. J’avais donc un regard neuf sur cet acteur, sans l’a priori d’un tapage médiatique qui ne m’a pas effleurée sinon mettre un nom sur un visage. Le rôle lui allait comme un gant. Il a habité son personnage autant que la jeune fille qui lui donne la réplique.

 

Mention spéciale a la petite sœur du personnage principal. Et cette relation magnifique qu’ils entretiennent, lui se faisant fort de la protéger, de lui expliquer les maux de la vie, non pour l’en épargner mais pour la préparer, la soigner, en quelque sorte, m’a émue aux larmes.

 

Mention spéciale à Pierce Brosnan également qui campe ce père froid et inaccessible pour ses enfants tant dans ces gestes, regards et paroles absentes, qui sont autant de tortures pour les frère/sœur. Cette relation de non-dits provoqués par cette distance, cette souffrance des enfants qui ne comprennent pas et qui finissent par penser qu’il ne les aime pas, qu’ils ne sont pas comme il faut…

 

Comme je me suis reconnue dans ces sentiments. Pour moi ce n’était pas mon père qui portait cette hideuse figure. C’était ma mère. Celle auprès de laquelle toute la douceur du monde aurait dû venir… J’étais cette petite sœur à la créativité débordante, ignorée, qui ne parvient jamais à émouvoir la Tour d’argent placée en face d’elle si souvent alors qu’elle voudrait tant un regard ou un mot. J’aurais aimé ce grand frère protecteur au lieu de cette sœur odieuse. Bref. J’étais dans les émotions de tous ces personnages.

 

J’ai trouvé bouleversant ce tatouage du prénom de son frère sur ce cœur à lui dédié pour ne pas l’oublier. Et cette scène si forte lorsqu’il enfourche son vélo, attrape le portrait de son père dessiné par sa petite sœur et qu’il débarque à une réunion de son père… Cette colère rentrée si longtemps, l’émotion qui se mêle à sa colère et les mots qui sortent heurtés, vibrant de toutes les tragédies qu’il a vécus au nom de cette froideur, de cette rudesse. Juste pour dire qu’il aimerait juste une fois qu’il tombe le masque, pour sa sœur, pour lui.

 

Enfin un film sans les discours habituels et affligeants, chaque personnage se faisant la voix du meilleur des discours, où les parents sont les meilleurs du monde, presque sans défauts et qui dispensent tant de leçons moralisatrices. Pas ici. Pas de Happy end non plus.


 

Remember-Me-

 

Et cette fin. Bordel.

Les larmes et le cœur vrillé quand on comprend enfin.

Il faut vivre. Vivre maintenant. Dire qu’on aime. Parce que demain… On ne sait pas… Pourra-t-on encore le faire ?

 

Allez le voir si vous aimez les films qui transpirent les choses plus qu’elles ne sont dites ou montrées. Parce le film est porté par des acteurs encore neufs et que c’est bon de découvrir de nouvelles têtes.

 

Le cœur directement en ligne de mire !

 

Merci Sarah ! ;o)

 


Par Tazounette - Publié dans : Cinéma atchiiiiii tchaaa !
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires
Retour à l'accueil

Commentaires

Une très belle histoire d'amour. Simple mais efficace;-)
Commentaire n°1 posté par resultat bac L le 04/05/2011 à 11h29
Ben t'es où ? Je viens mais y a rien de nouveau. SNIF.
Commentaire n°2 posté par Betty le 05/05/2010 à 10h55

Je ne suis pas loin Betty, juste derrière l'écran. C'est juste qu'en ce moment j'arrive pas à dire. Ou pour être plus honnête, je n'ai pas envie de dire, ni d'écrire. Je bosse la journée (nouveau pour moi ;o) et je scrappe le soir, bref, autant d'activités qui laissent mon clavier un peu à l'écart. Mais ça me fait du bien. Et puis pas mal de choses dans ma petite vie : le divorce pour bientôt avec le papa, la fête de l'école samedi, les vacances la semaine prochaine chez mon Amoureux. Overbooked, je suis. Mais en silence, pour changer...

;o) Chacune son tour a priori ! ;o) (et toc !)

;o)

Réponse de Tazounette le 05/05/2010 à 15h01
Avec plaisir.
Super critique!
On a été touchées par les mêmes choses dans le film... Sa relation avec sa soeur...
Mais tu as lu les critiques de cinéma ? Ils démontent ce film... Comprends pas...
"une de tes blogueuses préférées"... glurps... c'est gentil!
Commentaire n°3 posté par Des Moulins le 24/04/2010 à 01h22

Je n'ai pas lu les critiques de cinéma. Ils vont dans le sens du commercial. Encensent les films à fort budget et descendent dès qu'un film n'est pas dans la mode... Je ne les lis que rarement ou alors vraiment si j'hésite sur un film... ;o)

Réponse de Tazounette le 05/05/2010 à 14h58
Je ne suis finalement encore pas allée le voir... mais ta façon d'en parler donne envie! Demain, peut etre !!!
Bises, bon w.end Tazounette ;-)
Commentaire n°4 posté par C le 23/04/2010 à 09h23

Avoir, incontestablement. J'espère que ta reprise n'est pas trop difficile.

Bisous, C ;o)

Réponse de Tazounette le 05/05/2010 à 14h55

Qui suis-je ?

  • Le Blog de Tazounette
  • : Trentenaire célibattante en pleine renaissance... Secrétaire à temps plein, maman et amoureuse le reste du temps ;o) rêvant d'écriture, d'horizons nouveaux, maniant coups de gueule, coups de mous ou crises de rire, à la sauce "autodérision" !
  • : 07/05/2007

Par curiosité...


Il y a  5  personne(s) ici

Flux et reflux ?

  • Flux RSS des articles

Mes boîtes...

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés