Mais où suis-je ?...


 

... Te demandes-tu ? Bienvenue chez Tazounette (alias moâ). 
 

Taz- : Personnage de Warner Bros apparu en 1954. Le diable de Tasmanie se caractérise par :
1- il a un sale caractère
2- il est soupe-au-lait, un rien le fout en rogne (parce que cf.1)
3- il est bavard et peu avare en postillons douchatoires (surtout lorsqu'il est énervé, cf.1 et 2)
4- il a de gros soucis de prononciation (surtout lorsqu'il est énervé, cf.1 et 2 et 3)
5- il est doté d'un fervent appétit (gare à tes fesses s'il ne mange pas à l'heure, cf.1 et 2 et 3)
 

-ounette : Suffixe de genre féminin, censé adoucir le préfixe placé devant lui (ce qui est difficile vu la liste énumérée ci-dessus)… Utilisant fièrement un langage putassier à peine son derche planté dans une berlingue, le Taz est un personnage contrasté.. Celle-ci aurait tendance à perdre ses réflexes, des recherches sont en cours, afin de déterminer la légitimité du port d'un tel pseudo. 
 

Maintenant que les présentations sont faites, tu peux vaquer dans ces pages à loisir… La suite, c'est en-dessous !!!


 


 

Plume passe-temps

Mardi 9 février 2010 2 09 /02 /Fév /2010 10:10


bureau--criture.jpg



La semaine dernière, je vous ai proposé de faire durer ce texte.

Le renvoi vers la première partie est disponible sur la page en question.

Pour la suite, cliquez-ici.

 

 

Par Tazounette - Publié dans : Plume passe-temps
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 21 janvier 2010 4 21 /01 /Jan /2010 12:30



J'ai décidé de créer des "pages" pour tout ce qui concerne mes jeux d'écriture. Histoire que vous soyez préparés à ce que vous allez lire. Ces "pages" ont une présentation radicalement différente (rappelant le blog d'écriture qui n'a pas survécu...), pour que vous sachiez, juste au visuel, où vous êtes...

La présentation n'est pas encore finalisée (c'est pas encore assez joli à mon goût, mais ça va venir... Désolée, mon Phin, encore du taff dans les semaines à venir !!!!)...

Certains textes appelleront des suites (c'est le cas du présent texte "Partir, revenir").

D'autres seront des textes à l'emporte pièce. Comme les impromptus, par exemple !


Le texte est ici...



Par Tazounette (Zie) - Publié dans : Plume passe-temps
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires
Mercredi 20 janvier 2010 3 20 /01 /Jan /2010 15:00

Pour les impromptus littéraires, thème de la semaine : 5 ans...


Toute ressemblance avec des personnes existantes serait totalement fortuite et absolument pas fait exprès !!!!!  ;o)



Ça y est, cette année je suis une grande.

 

Je vais avoir 5 ans. Aujourd’hui, j’ai encore 4 ans et demi. Je suis encore petite… Maman a a dit que j’aura une petite fête. Je l’a dit à tous mes copains et mes copines. Ceux qui jouent avec moi. Et puis ceux qui veulent pas m’inviter à leur fête, je les inviterai pas non plus ! Voilà !

 

5 ans, ça fait beaucoup. Ma petite sœur elle a 3 ans et demi, c’est tout petit.

 

Quand je vas faire ma fête, je vas mettre ma robe de la Bête et la Belle que Papa Noël a apportée. Et puis maman va me faire un maquillage sur les yeux et puis le rouge à lèvres. J’aime bien le rouge à lèvres, ça fait comme maman, ça brille, ça fait comme les dames. Maman elle est belle, elle se maquille et c’est joli quand elle s’habille. Je veux être maman quand je serai grande.

 

A l’école, je dis déjà que je vais faire ma fête, quand ils sont pas gentils ou qui jouent pas avec moi, je leur dis que je les inviterai pas, comme ça, ils sont plus gentils. Du coup, comme ça marche avec les copains, je fais le même avec ma sœur. Et elle est triste. Maman elle dit que c’est pas gentil. Mais de toute façon, ma petite sœur elle sera avec moi à la fête. Elle est toujours avec moi. On a la même chambre, la même maman, la même école… Ouf, pas dans la même classe. Elle a la même maîtresse des petits que moi. Elle est gentille la maîtresse.

 

La maîtresse des grands de moi, elle est gentille aussi. J’aime bien. Elle dit toujours « screugneugneu », et je trouve ça rigolo.

 

Je vais avoir 5 ans et je vais avoir mon anniversaire plusieurs fois, comme l’année dernière. Un anniversaire chez maman, un anniversaire chez papa et puis peut-être un chez mamou, la maman de papa. J’aime bien mamou, elle a toujours plein de cadeaux pour moi. Et puis un anniversaire à l’école et puis la fête.

 

Bon, m’a sœur m’a piqué mon cheval, faut que je vais faire la bagarre, parce que le cheval est à moi, il est pas-t-à elle !

 

 

 



Par Tazounette (Zie) - Publié dans : Plume passe-temps
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Dimanche 20 décembre 2009 7 20 /12 /Déc /2009 21:55


J’ai maints visages en ce monde. Je suis polymorphe et invisible, impalpable. Inaudible à qui ne veut m’entendre.


J’attire les hommes autant que les femmes. J’agis indifféremment sur les peuples et les individus. Je peux remuer les masses, ou, plus discrètement, donner l’impulsion à qui me la demande. Je suis le sursaut du pire, le sursaut du mieux ! Je suis le sursaut libérateur, je suis celle au nom de laquelle on fait mille folies. Tant d’excuses à moi seule.


Je suis un concept des plus abstraits et pourtant j’ai fait les grands événements de l’Histoire.


Je suis une femme parce que je suis une image de force et de courage et que c’est en mon sein que l’homme voudrait grandir ou vivre, comme sous ma protection. Il voudrait téter à ma mamelle, le jus de son existence.


L’homme n’est pas fait pour vivre libre. Lorsqu’il l’est enfin, il se cherche mille raisons d’enfermement, il y succombe et une fois ses idées rétrécies, le voilà qui me rappelle de tout son être. Le voilà prêt à mettre en péril son équilibre sur la foi de ce grand rêve que je représente.


A la fois l’air, l’espace, la paix, le bien-être, la joie, le plaisir, le bonheur, la beauté, la réussite… Je suis tout ce qui est bon en ce monde. Tel un caméléon, j’épouse les idées de chacun.


Des peuples entiers ont couru après moi. Beaucoup sont morts en me cherchant, en m’espérant. Beaucoup se sont battus et sont morts en mon nom. Et cela n’était jamais vain. Je gis sur un charnier, brandissant les symboles de la patrie, les seins nus dans le vent, la robe déchirée, montrant mes seins à qui voudrait se nourrir de mon lait…


Je suis l’antithèse de l’oppression, la manipulation, l’étroitesse, le carcan, l’emprisonnement, l’absence de perspectives, le désespoir, la tristesse. Je suis la phrase assassine, je suis la rébellion verbale, je suis la flamme dans un œil conquérant, je suis le talent pour qui en est pourvu, je suis les compétences pour qui les a travaillées, je suis la patience pour qui en est doté…


Je revêts mille costumes, selon les époques, les philosophies, les croyances. Je suis le paradis pour un homme qui a la foi chevillée au corps et qui attend la mort, confiant, je suis Dieu pour les hommes d’Eglise, je suis la possibilité de salut pour qui ne croit pas en l’homme, je suis la puissance pour l’homme politique, je suis la réussite pour l’étudiant ou celui qui cherche un travail, je suis la fougue de l’amoureux, je suis la réussite d’un mariage ou d’une famille, je suis le sourire d’une mère, la fierté d’un père, je suis le médecin guérissant des malades, je suis le clown qui fait rire l’enfant, je suis le Père-Noël ou la petite souris, je suis le Nirvana des Bouddhistes, je suis un paysage mirifique pour un chasseur d’images, je suis la goutte d’eau pour les hommes qui rêvent de pluie, je suis tout à la fois. Je suis l’espoir fou de peuples entiers qui ont l’asservissement, l’oppression, le mensonge pour denrée quotidienne.


J’existe au-delà des règles, des lois ou des codes de conduite. J’existe sûrement parce que l’homme ne peut être complètement affranchi de tout dogme.


Je suis le sursaut lorsque tout espoir est perdu. Un sursaut vers la vie pour qui veut y croire encore, je suis aussi le point final pour qui ne s’en sent plus la force. Je suis au cœur même de l’homme. Je suis sa petite voix à l’intérieur, qu’il écoute ou n’écoute pas, tout libre qu’il est de choisir son issue.


Je suis le grand rêve de l’homme. Je suis le grand TOUT qu’il poursuit et je ne suis rien, pourtant, car sans lui, je ne peux rien. Rien que susurrer des choses à l’oreille de son esprit. Le travailler au cœur de sa réflexion, de sa raison pour tenter de me frayer un chemin vers sa conscience.


Il est libre de m’écouter. Il est libre de rester sourd à mes mots. Je suis la volonté et le pouvoir. Je suis tout ce qui lui permet d’avancer, de croire en lui, d’avoir confiance en lui. Mais l’homme, souvent, préfère regarder ailleurs. Je l’intimide. Il n’ose pas.


Alors, il me voit en rêve. Il me laisse rester ce rêve. Il me bloque toute réalité.


Je reste là, immobile, dans un coin retranché de sa mémoire où se trouvent tous les fragments qui constituent sa culture. Je reste là, immobile, à fleur de conscience, les seins nus, la robe au vent léchant les morts étendus à mes pieds, le drapeau au poing dans un geste vengeur, le bonnet frégien dissimulant ma crinière sauvage. Je reste là, toute puissante, dans un geste vers la vie à conquérir. Vestige d’un temps qui n’est plus.


Je sais qu’un jour, tel le phénix, je renaîtrais de mes cendres, prête à guider leurs pas.

J’attends mon heure, universellement tapie au cœur des hommes...

 


Par Tazounette - Publié dans : Plume passe-temps
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 14 décembre 2009 1 14 /12 /Déc /2009 17:49

(Pour les impromptus littéraires)

 

Sans moi l’homme n’aurait point dompté les mers. Sans moi, l’Amérique serait encore une terre vierge, une terre peuplée d’indigènes. Sans moi point de commerce d’épices, de soieries et de mille autres richesses. Sans moi, sûrement moins d’argent gagné sur le dos des esclaves. Sans moi, le monde ne serait pas celui d’aujourd’hui.

 

Je suis le vent dans les haubans. Le vent qui pousse et qui tire, qui soulage ou qui malmène. Je suis tour à tour, le zéphyr, le mistral ou le vent de l’est. Je revêts tant d’atours selon les saisons, les pays ou les continents qui me portent… Je suis la brise d’été, réveillant une mer endormie, couvant le soleil paresseux, là-bas, en deçà de l’horizon. Une mer où la lune miroitante fait luire sa surface et donne une lune jumelle pour éclairer ses fonds.

 

Sans moi la mer n’existerait pas. Sans moi la mer n’aurait servi à rien.

 

C’est moi qui lui donne le la. C’est moi qui la fais danser au son de mon diapason venteux… Parfois un slow langoureux lorsque je suis lassé, ses pieds mousseux léchant le sable ou les galets de plages surpeuplées… Un tango plus docile, les vagues heurtant les vaisseaux au mouillage, dans des à-coups rythmés où perlent tour à tour, la robustesse de la machine et la rondeur de cette eau si mouvante qui épouse et rejette ce macho qui la cherche… Je décide parfois d’un pogo plus brutal où les flots déchaînés font une guerre à ces rafiots de pêche pourtant habitués de mes humeurs changeantes. Mais ma violence est telle, que le bateau ne devient qu’une simple allumette malmenée par cette eau vengeresse qui l’écrase en un claquement de vague.

 

L’océan est un miroir où le ciel se reflète lorsque mon souffle daigne accorder un répit ou un reflet brouillé lorsque les nuages par centaines referment leur étreinte sur un ciel menaçant, et je refuse aussi net, la torpeur juste avant accordée. Sans moi point de plaisir de glisser sur les flots. Tantôt brise solaire, tantôt fracas des tempêtes. Tantôt déchaîné et tantôt calme plat.

 

Pas assez de moi et les voiliers sont en perdition sur cette étendue qui de doucereuse prend des allures hostile. Vulgaires barques en robes de mariées, immobiles dans l’immensité liquide qui les emmène vers ce mari que je suis et qui trop les malmène.

 

Trop de moi et les femmes de marins pleurent leur homme perdu au fond des mers qui les ont engloutis. Car la mer, délestée de sa force vive par des pêcheurs avides, parfois tient sa revanche. Je me lève sans faillir, l’Azur a revêtu son manteau noir. Il appelle à la vengeance, et moi, jouet des dieux qui veulent s’occuper, serviteur indolent, je souffle à la hauteur du ciel qui rugit. Je fais craquer les coques sous le poids des tourments que j’abats. Et la tempête, si prompte à m’obéir, lève ses vagues acérées tels des glaives meurtriers. Elle essaime la mort sur les flots nourris de sa haine et la mer prend ces hommes qui ont voulu sa vie.

 

Et la vengeance faite, point de danse macabre, point d’éloge funèbre.

 

Mon vent alors s’éteint, telle une torche morte. Les nuages partis, le soleil revenu, tout a disparu des tourments de jadis.

 

Seules restent, sur la grève, les larmes de ces femmes dont le sel retourne à la mer où leurs hommes, en-dessous, retrouvent la saveur de leur amour perdu.

 


Par Tazounette - Publié dans : Plume passe-temps
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 9 décembre 2009 3 09 /12 /Déc /2009 12:20


Non, je n’ai pas grossi, Maman. Dois-je m’en excuser ? En être désolée ?  Le but de manger c’est de se faire plaisir, pas de s’empiffrer ! Je ne vais pas me resservir 4 assiettes pour te faire plaisir… Ton problème, maman, c’est qu’au lieu de nous distribuer des baisers, des compliments, des mots doux et des regards aimants, tu nous as distribué des assiettes bien pleines. Et même quand on n’avait pas faim, fallait qu’on bouffe pour te prouver qu’on t’aimait. Si on n’bouffait pas, c’était toi qu’on rejetait aussi sec ! Ton amour passait par nos assiettes. Je ne critique pas, maman, hein, on a sacrément bien mangé toute notre vie ! Et on t’en a servi des « hum, c’est bon », « quel régal » et touti quanti pour cirer tes pompes de super maman. Mais nous, on avait quoi de toi sinon des assiettes bien pleines ? De la distance, de l’ironie et du cynisme. Et il faudrait te remercier ?

 

Mon amour à moi, il passait par tout ce que je te tendais : mon minois, mes émotions à fleur de peau, mes envies de proximité et de chaleur, qui ne trouvaient que ta froideur en réponse. Alors, non, je n’ai pas grossi et je ne grossirai jamais ! Je n’ai pas besoin de bouffer pour compenser tout ce que je ne donne pas autrement. Je n’ai pas besoin de bouffer pour te dire je t’aime. Je te le dis, même si tu refuses de l’entendre ! Même si tu préfèrerais que je ne boude pas une deuxième part de cassoulet. L’amour ne se mesure pas à la taille de mon cul, tu entends ? C’est toi qui a un problème, maman. Alors lâche-toi un peu ! Dis-nous ce que ça t’as fait d’être notre maman ! Explique-nous un peu pourquoi quand on était petites, tu étais si souvent en colère, pourquoi le moindre truc t’exaspérait ? Nous, on croyait que tu ne nous aimais pas, que c’était pour ça que tu étais distante, froide, sévère. Trop rude. On croyait qu’on faisait les choses de travers, alors que c’était ta tronche à toi qui allait de travers. Et ça me bouffe encore aujourd’hui, d’attendre autre chose que tes plats fumants et odorants dans toute la maison. Ça me bouffe d’attendre de toi une reconnaissance que je n’ai jamais eue.

 

Non, je ne grossis pas et pourtant je ne passe pas mon temps à faire attention comme tu le penses. J’ai même des accès compulsifs parfois. Des envies de chocolat ou de bonbons pour compenser ce trou béant que je porte au-dedans de moi, d’une mère qui voulait que je bouffe, d’une mère qui disait l’amour comme ça. Alors, quand je manque de ton amour, je me jette sur tout ce qui passe et je me remplis le gosier. Mais je ne grossis pas, non. Et je ne me fais pas vomir non plus. Ni d’anorexie, ni de boulimie. Des besoins, des envies. Les avantages du plaisir sans les inconvénients de la culpabilité. Je ne t’en remercierai pas pour autant… Et je peux te dire que je rêve du jour où tu n’auras rien préparé, du jour où tu ne nous demanderas pas ce qu’on veut bouffer la prochaine fois qu’on vient !

 

On s’en fout de ta bouffe, on vient pour toi. Et je rêve du jour où au lieu d’un plat fumant, ce sont tes bras tendus qui nous accueilleront. Tes bras et tes mots. Doux.

 

texte inspiré de poupoune

Par Tazounette - Publié dans : Plume passe-temps
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 8 décembre 2009 2 08 /12 /Déc /2009 18:01

(Pour les impromptus littéraires)

 

 

Cassandra n’était pas très heureuse. Et cela durait, et durait, et durait… Elle formait un étrange couple avec Dimitri. Ils n’avaient pas grand-chose à se dire, ils ne riaient pas souvent, ils ne sortaient jamais, avaient tous deux des petits boulots mais ne travaillaient jamais aux mêmes heures, et ne se touchaient pas souvent non plus. Cassandra en avait assez de cette drôle de vie, de ce drôle de mec qui lui correspondait si peu. Elle se demandait ce qu’elle pourrait bien faire pour enfin changer tout ça. Elle passait des heures à réfléchir mais elle ne prenait jamais le problème vraiment à bras le corps, comme si quelque part, quelque chose en elle voulait que tout se fasse « tout seul ».

 

Un jour qu’elle rentra du travail tandis que lui venait de partir, elle trouva un paquet devant sa porte. Elle l’attrapa et le retourna de tous côtés en se demandant la provenance d’une telle attention. Impossible que cela vienne de Dimitri, l’idée ne lui serait jamais venue d’offrir quelque chose, encore moins juste pour faire plaisir. Le paquet était absolument léger.

 

Elle entra dans son salon poussiéreux et sembla regarder ce décor pour la première fois. Que tout était triste et maussade dans cette maison. Du beige, du maronnasse et aucune couleur pour égayer l’atmosphère. Cela lui fit froid dans le dos. Elle s’installa néanmoins sur son canapé, attrapa une paire de ciseaux et commença à défaire l’étrange paquet qui semblait être tombé du ciel.

 

Un à un elle défit les rubans, ouvrit la boîte. La boîte s’ouvrait sur une seconde et ainsi de suite jusqu’à une enveloppe dans laquelle se trouvait une sorte de fiche cartonnée écrite à la main. Et voici ce que contenait la petite carte :

 

Recette du bonheur.

A ne pas mettre entre toutes les mains !

 

1 pincée de fantaisie

1 once d’esprit pratique

1 brin de spontanéité

1 louche d’ouverture d’esprit

1 cuillère à soupe d’attention

1 bonne dose de tendresse

1 pincée de séduction

Juste ce qu’il faut de simplicité

1 chouilla d’humour

1 tombée de compréhension

1 minimum d’échanges

1 maximum de générosité

1 petit peu de coquetterie

Des petites surprises inopinées

Quelques épices pour le désir

 

Assaisonnez généreusement de mots d’amour. Mélangez. N’hésitez pas à changer les doses. Un peu plus de ceci, un peu moins de cela pour varier les plaisirs. Laissez reposer.

 

Profitez et renouvelez aussi souvent que vous le pouvez.

 

Cassandra resta un instant incrédule. La fiche n’était pas signée. Point de petit mot pour l’accompagner. Quel mystère, tout de même. Elle la lut plusieurs fois, y réfléchit un certain temps, puis la mit de côté et l’oublia.

 

Enfin, pas tant que cela. Plus les jours passaient, plus leur couple changeait. Elle se tournait vers lui sans même s’en rendre compte. Ils se mirent à se parler, à se regarder, même à s’embrasser. Ils en vinrent à trouver la compagnie de l’autre fort agréable. Bientôt le rire s’invita, puis la tendresse leur fit un petit coucou. Leur nid peu à peu se transforma. Le goût s’en mêla. Puis l’envie de partager.

 

Se pouvait-il que ce petit mode d’emploi ait suffit à les rendre heureux ? Probablement…

 

 Le tout n’est pas d’attendre de grandes choses portant des noms pompeux. Il suffit de s’attacher aux petites choses insignifiantes. Au plus on les répète, au plus elles grandissent. Le bonheur est ainsi. On passe souvent à côté parce qu’on croit qu’il porte de gros sabots et qu’il s’écrit en majuscules.

 

Alors qu’il marche sur la pointe des pieds et s’invite à notre insu, sans faire le moindre bruit. Ni trompettes, ni tambours, un murmure à peine. Efforçons-nous de lire les tous petits caractères car c’est souvent les plus petites choses qui renferment nos instants les plus précieux…

Par Tazounette - Publié dans : Plume passe-temps
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 4 décembre 2009 5 04 /12 /Déc /2009 12:26

(Pour la Petite Fabrique d'écriture)

Bonjour,  j’ai 7 ans et je m’appelle Ophélie et je suis en avance sur mon âge.

 

Je n’aime pas ce prénom mais c’est celui que maman a choisi pour moi, alors je n’ai pas trop le choix. Et puis je l’aime ma maman alors bon, Ophélie, c’est pas si dur à porter. Ma maman est morte quand j’étais toute petite. Alors je vis avec papa. Je suis souvent très triste parce que j’ai pas beaucoup de souvenirs avec ma maman. Je sais qu’elle était belle, qu’elle était douce et que papa l’aimait très fort. Après, le reste, je ne sais pas. Mon papa dit toujours que c’est les meilleurs qui partent en premier. Je ne connais pas grand-chose mais je crois être sûre qu’il a raison. C’est bientôt Noël. On va aller voir la famille. Maman manque toujours à Noël et souvent, papa et moi on se regarde, pendant le repas de Noël et on sait qu’on pense à elle en même temps. On sait que Noël c’est la fête où y’a tous les gens qu’on aime. Ils sont tous là.

 

Sauf maman.

 

J’ai déjà écrit ma lettre au Père-Noël. Je l’ai faite en lettres bâtons parce qu’en attaché, c’est trop long. En fait, j’ai rien demandé comme cadeau. Je suis très gâtée et du coup, comme je joue souvent avec les mêmes jouets, j’ai rien qui me fait envie. Sauf que maman revienne. Alors c’est ce que j’ai demandé au Papa Noël. Comme il est là-haut dans le ciel, peut-être qu’il peut la mettre sur son traîneau et me la rendre ?

 

Tout à l’heure, en rentrant de l’école papa m’a dit que j’avais reçu une lettre. Je l’ai lu très vite, parce que je lis depuis ma troisième maternelle. Comme je m’ennuyais parce que la maîtresse lisait toutes les histoires à haute voix et qu’elle les lisait pas bien, j’ai demandé à Monsieur Rodrigue, un homme qui nous fait la garderie de me montrer comment on faisait, les lettres qu’on met ensemble et les sons. Et puis j’ai appris toute seule, dans ma chambre. Et un jour j’ai lu une histoire à mes poupées et papa était derrière la porte qui écoutait. Il avait un sourire qui prenait toute sa tête et il m’a dit « je suis fier de toi, tu sais, c’est un grand pas que tu as fait là, la lecture et l’écriture c’est un peu la liberté qui commence, tu es une grande fille ». J’aime bien comment il me parle mon papa. Il me parle comme si j’étais grande et ça me grandit à l’intérieur de moi.

 

Mais le Père Noël, il m’a dit qu’il ne pouvait pas me rendre ma maman. Que c’était pas un cadeau qu’il pouvait faire et qu’il le regrettait beaucoup. Il m’a dit aussi qu’il voyait bien que j’étais une petite fille sage, que je méritais un grand cadeau. Il m’a dit aussi qu’il voyait bien à quel point maman me manquait mais que le ciel était trop grand et que dans son ciel à lui, il ne voyait personne et que comme il faisait des jouets, il n’avait pas le temps de chercher ma maman dans la taille du ciel. Et puis il a dit que ma maman était dans mon cœur, et que je devais lui parler et que peut-être un jour, elle me répondrait, comme une petite voix.

 

Et c’est là que j’ai compris que le Père Noël, c’était mon papa. C’est mon papa qui me dit toujours d’écouter dans mon cœur et que maman me parle, qu’elle veille sur moi.

 

Vous savez quoi ? J’ai le meilleur papa du monde et c’est mon Père Noël à moi. Je crois que vais pas lui dire que je le sais.

 

Les grandes personnes elles aiment bien qu’on croie au Papa Noël pendant longtemps…

 

 

Par Tazounette - Publié dans : Plume passe-temps
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Qui suis-je ?

  • Le Blog de Tazounette
  • : Trentenaire célibattante en pleine renaissance... Secrétaire à temps plein, maman et amoureuse le reste du temps ;o) rêvant d'écriture, d'horizons nouveaux, maniant coups de gueule, coups de mous ou crises de rire, à la sauce "autodérision" !
  • : 07/05/2007

Par curiosité...


Il y a  5  personne(s) ici

Flux et reflux ?

  • Flux RSS des articles

Mes boîtes...

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés